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Scoliose : avantages et inconvénients des différents traitements

Scoliose : avantages et inconvénients des différents traitements

Lorsque des signes de scoliose apparaissent, entraînant du même coup une diminution de notre qualité de vie, il est important de consulter un professionnel. La scoliose doit être abordée de manière différente selon certains facteurs comme le type, l’angle de déviation de la colonne et les problèmes de posture.

 

Parmi les traitements offerts pour soulager une scoliose, l’utilisation du corset et la chirurgie demeurent les plus connus. Néanmoins, la posturologie est aujourd’hui devenue une alternative très intéressante pour certaines personnes à cause de ses nombreux avantages. Voici donc un aperçu des avantages et inconvénients des principaux traitements visant à soulager la scoliose.

 

La posturologie

 

La posturologie est un traitement de réhabilitation neurologique qui vise à modifier les habitudes du corps. Si elle est préférée par plusieurs, c’est qu’elle demeure le seul traitement non invasif qui n’entraîne aucune douleur pour le patient.

 

Contrairement à d’autres traitements nécessitant l’utilisation de matériel qui peut être dispendieux ou encombrant, la posturologie se base sur le principe que le cerveau décide la vitesse à laquelle le corps va rééduquer la scoliose. Le rôle du posturologue est donc de montrer au patient des exercices à faire à la maison pour l’aider dans sa guérison. Avec des rencontres aux 4 à 6 semaines, c’est donc le patient qui construit son propre traitement et ce, à son propre rythme.

 

La posturologie a fait ses preuves au fil des années. Ce traitement adresse les causes de débalancement du système postural afin de faire régresser la scoliose et même la faire disparaître complètement. À ce jour, la posturologie est la seule technique qui adresse véritablement les causes de la scoliose.

 

Le corset

 

Le principal objectif du corset – aussi appelé orthèse vertébrale – est de stabiliser les déviations de la colonne vertébrale afin d’empêcher les aggravations de la courbure. Plusieurs modèles de corset existent en fonction de critères spécifiques comme l’âge du patient, l’emplacement de la courbure sur le rachis, le degré d’orientation de la scoliose et le type de traitement que l’on veut effectuer.

 

Selon le corset employé, deux types de principes mécaniques sont appliqués. Premièrement, le principe d’élongation consiste à augmenter la distance entre la tête, le cou et le bassin afin d’étirer la colonne vertébrale pour stopper la progression de la scoliose. Le type de corset rattaché à l’élongation est appelé corset de Milwaukee. Peu esthétique en raison du support autour du cou et du menton, il apporte un appui au niveau des côtes et implique très peu de contraintes. Ce corset est presque exclusivement prescrit pour les jeunes enfants, car il ne nuit pas à leur développement physique.

 

Deuxièmement, le principe d’appui et de contre appui permet de contrôler la scoliose en position corrigée en induisant un mouvement de dégagement de l’appui. En effet, le corset crée un espace vis-à-vis la zone avec une bosse, en l’occurrence la courbure de la colonne. L’avantage de ce type de corset, c’est qu’il existe une grande variété de modèles selon l’emplacement de la scoliose. Les scolioses basses nécessiteront un corset lombaire, alors que les scolioses hautes requerront un corset avec appui au niveau thoracique.

 

Environ une personne sur dix souffrant d’une scoliose se fait prescrire un corset. Pour de nombreuses personnes, le corset a fait ses preuves, permettant ainsi d’éviter une intervention chirurgicale.

 

Il n’en reste pas moins que cette technique amène son lot de problèmes. En effet, si le corset peut restreindre sérieusement les mouvements du haut du corps et occasionner une perte de souplesse vertébrale, il peut également être la cause d’une atrophie musculaire. Finalement, le corset constitue un accessoire encombrant qui peut nuire à la qualité de vie, surtout lors de port prolongé. Puisque le corset stabilise et replace tranquillement la colonne vertébrale, il s’accompagne également de douleurs occasionnelles qui peuvent être très souffrantes pour la personne qui le porte.

 

La chirurgie

 

Le traitement chirurgical est employé en dernier recours. Il est rare qu’une personne atteinte d’une scoliose doive se faire opérer. Le traitement consiste à fusionner les vertèbres responsables de la déformation en y insérant des tiges métalliques, bloquant ainsi les articulations de ces vertèbres. À la suite de l’opération, une greffe osseuse est effectuée afin de coller les vertèbres les unes par rapport aux autres pour être certain qu’elles restent en position. Cette greffe a cependant un impact négatif sur la flexibilité. En effet, il sera difficile pour la personne de se tourner rapidement ou de se pencher après l’opération.

 

Il faut savoir que des risques sont rattachés à ce type d’intervention chirurgical. Puisque la colonne vertébrale protège le système nerveux central, il y a un faible risque de lésion neurologique. Lors de l’opération, il peut également y avoir une transmission d’infections connues sous le nom « d’infections du site opératoire ». Ces infections vont ralentir le processus de récupération et peuvent même exiger une seconde intervention. Dans quelques cas, il survient également des complications au niveau de la greffe osseuse. Il se peut que les vertèbres ne fusionnent pas convenablement, entraînant des délais dans la guérison. Vu les risques possibles, il n’est pas étonnant que plusieurs personnes préfèrent essayer un traitement non invasif avant d’avoir recours à la chirurgie.