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La scoliose : savoir la reconnaître

La scoliose : savoir la reconnaître

Vous est-il déjà arrivé de remarquer un débalancement de votre corps ou de ressentir des douleurs fréquentes dans votre dos et votre cou? Vous seriez surpris d’apprendre que vous souffrez peut-être de scoliose. Heureusement, il existe plusieurs manières d’identifier les symptômes reliés à cette pathologie du système postural.

 

Qu’est-ce que la scoliose?

 

Pour bien comprendre les symptômes liés à la scoliose, il est important de définir ce qu’elle est et les causes s’y rattachant. La scoliose constitue une déformation anormale, souvent sous forme de courbure, de la colonne vertébrale. Le thorax est alors comprimé d’un côté, appliquant du même coup une plus forte pression sur les côtes correspondantes. La scoliose crée également une torsion de la colonne pouvant entraîner des déformations et causer d’importantes douleurs et tensions, tant au dos qu’au cou.

 

Les chercheurs ont de la difficulté à s’entendre sur les causes exactes expliquant l’apparition d’une scoliose. Le facteur qui revient le plus fréquemment est celui de l’hérédité. En effet, près de 40% des scolioses fonctionnelles seraient dues à une variété de facteurs génétiques. La posture, ou plutôt le défaut de posture, est également une cause qui fait régulièrement surface. Une posture inadéquate affecterait les muscles et favoriserait l’apparition d’une scoliose.

 

Les types de scoliose

 

Il existe deux types de scoliose, soit celle dite fonctionnelle et celle dite congénitale. La scoliose fonctionnelle provient d’une problématique musculaire engendrée par une mauvaise adaptation posturale. Le principal symptôme est caractérisé par des spasmes musculaires qui entraînent progressivement un désalignement des vertèbres de la colonne vertébrale. Elle est réversible, car il est possible de modifier l’influx nerveux qui fait contracter ces muscles.

 

La scoliose congénitale, beaucoup plus rare, est présente dès la naissance de l’enfant. Il s’agit d’une malformation des vertèbres de la colonne vertébrale. Il arrive que cette malformation soit évolutive, c’est-à-dire qu’elle risque de s’aggraver lors de la croissance de l’enfant. Il peut alors s’ensuivre des complications au niveau de la motricité. La scoliose congénitale est donc beaucoup plus difficile à traiter que la scoliose fonctionnelle.

 

Les symptômes de la scoliose

 

Ce qu’il y a de particulier avec la scoliose, c’est que celle-ci n’est pas toujours accompagnée de douleurs. Il peut donc être parfois difficile, voire impossible de déterminer la présence d’une scoliose sans consulter un spécialiste. Malgré tout, certains facteurs physiologiques peuvent servir d’indication dans le dépistage d’une scoliose.

 

L’un de ces facteurs est la position des épaules. Si l’une d’elles est plus haute que l’autre et que les vêtements ne semblent pas tomber au même point, il s’agit d’une bonne indication. Le même diagnostic est souvent émis lorsque la personne possède une omoplate ou une hanche plus saillante que l’autre.

 

Il arrive également que la scoliose entraîne une rotation de la tête par rapport au bassin, ou que celle-ci soit plus inclinée que la normale. Ce trouble peut causer un problème de déséquilibre des axes visuels. En effet, les capteurs et les effecteurs oculaires sont parfois atteints, empêchant les muscles oculomoteurs de faire leur travail. Physiologiquement, le corps va alors tenter de compenser le déséquilibre visuel, ce qui peut provoquer un débalancement.

 

Pour d’autres personnes, la scoliose entraînera des douleurs importantes pouvant être de nature osseuse ou musculaire. La colonne vertébrale prendra la forme d’un C lorsque la scoliose se présente sous la forme d’une seule courbure, ou la forme d’un S si elle en présente plusieurs. Dans tous les cas, lorsqu’il y a déformation de la colonne vertébrale, un débalancement du centre de gravité du corps s’effectue. Pour compenser ce dérèglement, plusieurs muscles posturaux du corps, dont le dos, le cou et les jambes, devront travailler plus fort pour tenter de rétablir l’équilibre. C’est donc ce surplus de tâche qui occasionnera des tensions dans le cou et des maux dans le milieu et le bas du dos.

 

Certains signes d’épuisement peuvent également indiquer la présence d’une scoliose. Une personne qui a de la difficulté à rester debout de façon statique ou qui n’est pas capable de demeurer debout très longtemps sans devoir s’asseoir pour se reposer, devrait songer à consulter. La même situation peut s’appliquer lors d’une activité physique. De même, une fatigue importante au niveau du dos lors d’un effort est un symptôme courant rattaché à la scoliose.

 

Dans tous les cas, la priorité du corps est de se tenir debout. Si la colonne vertébrale n’est plus en mesure de soutenir adéquatement le corps, ce sont les muscles qui tenteront de faire le travail. À la longue, les muscles seront épuisés de compenser, causant un manque de force musculaire et de la douleur.